En réalité photo prise près de la Tamise

Il y avait un moment que je voulais poster à propos de la plastification de notre environnement. La plastique est en effet si importante dans notre société du paraître, qu’il n’est pas étonnant d’en trouver aujourd’hui à peu près partout. Notre besoin d’esthétisme se passe d’ailleurs bien de savoir ce qu’il engendre en terme de rejets toxiques dans l’environnement. Pour une entrée en matière, plastique donc, je me disais qu’on pouvait également parler d’art, plastique aussi, mais finalement le côté superficiel du paraître, certes en partie engendré par l’art lui-même, envahit de manière beaucoup plus insidieuse notre environnement.

Après avoir vu Plastic Planet du cocasse Werner Boote l’année dernière, je croyais qu’on m’avait déjà annoncé le pire. Mais comme beaucoup de phénomènes liés à la pollution, le pire reste probablement à venir. Aujourd »hui le phénomène que je nommerai donc ici « d’Océan Plastification » commence à être connu, les associations et une partie de la blogosphère en parlent. Merci Werner et les autres d’y avoir contribué avec leur documentaire. On y voit donc ces milliards de particules de plastique qui sont présentes dans pratiquement chaque goutte d’eau de la planète. Les dégâts sur la chaîne alimentaire sont désastreux, surtout si l’on se situe en son sommet, comme le thon, le dauphin ou le requin. Heureusement que nous humains n’en mangeons pas et que nous ne sommes pas en haut de la chaîne alimentaire. Pour savoir si vous avez déjà mangé du dauphin, je vous invite à regarder The Cove, un documentaire initié par le dresseur (repenti) de Flipper le dauphin himself. Enfin bref, presque chaque poisson ingurgite du plastique sous une forme ou une autre, à chacun de ses repas. C’est insidieux car nous ne le voyons pas, ne le sentons pas. Ce serait plus simple si nous pouvions d’emblée savoir en le disséquant, comme sur ces magnifiques photographies d’albatros vivant, ou plutôt mourant, sur les îles Midway en plein milieu de l’Océan Plastifique. Et le photographe Chris Jordan de préciser que les cadavres n’ont aucunement été déplacés, touchés ou arrangés.

Du coup on comprend assez rapidement l’impact du rejet de plastique dans NOTRE environnement sur notre santé. Sans compter que ces particules se portent également très bien dans l’air ou dans la terre. Commençons par faire attention à la quantité de plastique que nous achetons et évitons les sacs plastiques qui se déplacent au gré du vent. Mais pas facile culturellement du jour au lendemain. C’est vrai qu’en tant que commerçant, en France notamment, oui je sais je précise, car il y a d’autres pays blablabli blablabla comme l’Allemagne blablabli, ce n’est pas facile. Déjà il faut avoir une sensibilité environnementale, bon ok là ça va sûrement nous en retirer une grosse moitié des commerçants français. Ensuite être commerçant, ça implique de pas faire le radin, donc de toujours proposer un sac plastique. Et comme on le sait déjà tous, il est beaucoup plus difficile de dire non que oui dans les cas où l’on nous propose quelque chose. Oui oui, ça peut toujours servir, ne refusons pas! Donc le commerçant est soumis à un dilemne qui je le rappelle est un choix entre 2 mauvaises solutions. Je vous coupe les jambes ou les bras?

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