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Tout juste rentré d’un petit séjour à Londres avec ses so-called @borisbikes dont le nom officiel encore moins glamour que le maire de Londres dont ils portent le surnom n’est autre que @BarclaysCycle ou encore plus communément Barclays Bike. Hum,  je m’efforcerai de citer le moins possible le sponsor par la suite. Ayant testé le système pendant 4 jours, l’envie m’est venue de poster un billet comparatif des Boris Bikes et des Vélib’ que j’utilise depuis plus d’un an. Je m’efforcerai de ne pas oublier l’apostrophe, ni de ne PAS mettre un s au pluriel.

Bref, me voilà arrivé à Londres, avec ma carte Oyster, tout fier d’en avoir déjà une, pour bien faire ou pour faire bien j’avais essayé de la recharger en ligne la veille de mon départ (c’est mon côté allemand) mais impossible car mon code postal français ne correspond pas au système britannique (certes éminemment plus logique même si ça ne fait pas de sens de ne pas pouvoir entrer un code postal à 5 chiffres, courant en Europe continentale). J’aurais pensé pouvoir juste donner mes numéros et de carte Oyster et de carte bancaire et hop le tour était joué. Peut-être que je suis trop critique face à l’administration française et que je m’attendais par opposition de la part des British à un truc simple, efficace, pragmatique, mais non. Marrant alors que ce sont les rois des téléphones mobiles prépayés que l’on recharge dans tous les DAB depuis le début des années 2000 ou en deux clics sur internet. Enfin la carte Oyster, vous me direz pour ceux qui le savent, n’a aucun rapport avec le sujet et c’est bien là le problème.

Petit 1: Impossible de coupler son Oyster Card avec son abonnement annuel Barcalys Cycle qui ressemble à une clé USB et dont le prix est de 3 livres Sterling, voir photo, à Paris on peut coupler son abonnement Vélib,’ dont la carte est gratuite, sur son pass Navigo qui lui n’est gratuit que si vous travaillez ou habitez en région parisienne sinon ils vous en coûtera 5 euros. C’est le commencement, allons, vous verrez, tout le monde il est beau dans l’histoire. Bon on peut préférer le système de  clé que l’on accroche sur son porte clé, le format carte de crédit que l’on glisse dans son portefeuille. Enfin, je dirais que les vélos partagés sont une continuité des transports publics et à ce titre (pas de transport) ils devraient faire partie intégrante de l’offre, par exemple lorsqu’on choisit ses zones sur son abonnement, on pourrait choisir l’option vélo. Bien qu’aucune des deux villes n’intègre directement le vélo dans son offre d’abonnement de transport public classique, j’ai une préférence pour le support carte étant un système qui a déjà fait ses preuves.  Je note néanmoins que le site des transports londoniens regroupe tous les types de transports dont le vélo (sponsorisé ou non par un privé), le bateau et même la marche!  Alors que Paris distingue le Vélib’ de sa Ratp, cette dernière n’incluant pas tous les trains non plus pour lesquels il faut s’adresser alors à la Sncf, ou encore au Transilien, encore différent car ces derniers ne sont pas sur le site de la Sncf quoique cette dernière est prestataire en la matière du conseil régional d’Ile de France, sinon si vous n’avez toujours pas trouvé ils vous reste le site du Ter… Évitons donc de parler des bateaux mouches, ça piquerait. J’ajoute encore qu’à Londres on peut coupler son Oyster à certaines cartes bancaires dont celle de la Barclays Bank justement, mais on ne peut lui coupler l’abonnement annuel de vélo.

L’abonnement annuel ne s’obtient pas du jour au lendemain à Londres, il faut donner une adresse et attendre 2 à 3 semaines, à Paris cela peut être immédiat en le couplant justement avec votre pass Navigo ou avec Vélib’ Express. Ensuite soit vous passez votre carte sur la borne, soit vous y introduisez votre clé et c’est parti pour 30 minutes. Notons cependant qu’il est à 45 Livres Sterling à Londres et à 29 Euros à Paris, soit un rapport de 2 pour 1.

Donc je m’approche d’une station de vélo londonienne pour un pass hebdo, je vois que l’on peut choisir la langue ce qui n’est pas le cas de leur site alors que c’est le cas en France. Je choisis le français et suis les instructions, opte pour l’abonnement semaine à 5 Livres Sterling, insère ma carte de crédit, accepte les conditions d’utilisations, confirme la transaction bancaire et hop terminé. Enfin vraiment terminé, pas de vélos, pas de code, rien. Bon je recommence l’opération et la machine reconnaît ma carte bancaire automatiquement et me délivre un ticket. Ce dernier recèle une combinaison à 5 chiffres de 1 de 2 et de 3. J’ai alors 10 minutes pour déverrouiller un vélo directement sur la borne du vélo. J’arrive à trouver l’ordre des boutons bien qu’un peu effacés, tape la combinaison,et magie le vélo se déverrouille et c’est parti! Même dans l’euphorie je n’oublie pas de rouler à gauche.

Petit 2: Donc à Londres on se dirige directement vers la borne écran et on y insère sa carte bancaire, on obtient un code et ensuite on va choisir un vélo. Si à Paris, on obtient un numéro à 7 chiffres que l’on protège avec un code personnel à 4 chiffres de son choix, il nous faut quand même nous rendre également devant la borne écran à chaque retrait de vélo. Le hic à paris est qu’il faut d’abord avoir choisi son vélo pour éviter de chercher une fois que l’interface vous propose les vélos restant avec les numéros de bornes correspondantes, cela pour éviter les allers-retours entre la borne et les vélos, borne alors où vous avez entré vos codes et où n’importe qui peut venir prendre un vélo à votre place. A Londres donc, une fois le ticket imprimé, on a 10 minutes pour un choisir un vélo qui marche correctement, plus que suffisant, on ne fait attendre personne et on n’a pas de code à retenir, notre CB nous sert à nous identifier.

Petit 3: A Londres les vélos fonctionnent presque tous et on note beaucoup moins de vandalisme que sur les Vélib’.

Petit 4: Le système Londonien demande plus de maintenance car chaque emprunt de vélo génère un ticket de 19 cm de long sur 5,8 de large avec de la couleur, celle de la Barclays Bank « naturellement » enfin pas très écolo quand même. De plus, pas de papier dans la machine pas de code possible, vous devez vous rendre à une autre station. A Paris le code unique pour la durée de votre pass est également affiché sur l’écran et vous pouvez toujours le mémoriser dans votre téléphone par exemple, 100% sans papier si nécessaire, donc toujours opérationnel.

Petit 5: Londres est un poil moins cher pour les touristes et les utilisateurs occasionnels, Paris chérit quant à elle les utilisateurs réguliers avec un pass annuel plus abordable. Dans les deux cas si vous arrivez à une station pleine vous bénéficiez de 15 minutes supplémentaires pour vous rendre à une autre station, à condition de l’avoir déclaré sur la borne de la station pleine.

Type d’abonnement Prix Vélib’ € Prix Barclays Bike €
Pass Annuel 29 57
Ticket 1 jour 1,7 1,3
Ticket 7 jours 8 6,3
Durée Prix Vélib’ € Prix Barclays Bike €
30 min Gratuit Gratuit
1h 1 1,3
1h30 2 5,1
2h 4 7,6
2h30 8 13
3h 12 19
6h 36 44
24h 180 63

Petit 6: Les Barclays Bike ont des roues plus larges donc plus confortables, qui siéraient bien les Vélib’ pour affronter les pavés parisiens. Et je n’ai pas trouvé que cela rendait les Boris Bikes moins rapides.

Petit 7: Préférez vous bleu ou gris? La béquille simple branchée ou la béquille double classique?

Petit 8: Les lumières qui clignotent ou  fixes? Le verrouillage magnétique ou par loquet?

Petit 10: Le porte document avec tendeur pour bien caler votre petit sac ou un panier plus grand?

Petit 11: Pas d’antivol intégré ou un antivol à clé intégré? C’est quand même un point faible pour le Boris Bike.

Petit 12: Les 2 vélos ont 3 vitesses (moyeu arrière de type Nexus) et ont tous les deux autant de surpoids 23kg pour BarclaysBike et 22 kg pour Vélib’.

Petit 13: Dans le nom Vélib’ il n’y a pas de marque, c’est tout de même plus glamour que Barclays Bike ou que Boris Bike.

Petit 14: Les cartes disponibles sur les bornes sont très lisibles et mieux faites à Londres qu’à Paris. Attention tout de même à vérifier l’orientation des cartes londoniennes, le nord n’étant pas toujours en haut, un peu perturbant!

Petit 15: Londres étant une ville pratiquement plate, le système des bonus et des stations V+ parisiens  n’y est pas pertinent.

Je ne saurais quoi ajouter si ce n’est que j’ai quand même l’impression que les Boris Bikes ont réussi leur pari si je puis dire, en bénéficiant de l’effet d’expérience d’autres villes dans le monde. Lancés le 30 juillet 2010, 3 ans après Paris, elle-même 2 ans après Lyon et 12 ans après Copenhague. Je n’attends pas mieux d’une ville qui se lance de se baser sur les meilleures pratiques des autres villes tout en essayant de pallier les défauts éventuels.
Il semble que JCDécaux, la société de mobilier urbain et d’affichage publicitaire qui gère les Vélib’ demande des conditions trop contraignantes aux villes pour s’y implanter, comme l’exclusivité des panneaux publicitaires. Ce qui n’est pas sans causer quelques problèmes, comme à Dublin. Le Bixi d’origine Montréalaise semble faire ses émules comme ici à Londres ou encore Boston et bientôt New-York. Les vélos JCDécaux sont quant à eux présent notamment à Lyon, Bruxelles, Dublin et Paris.

Encore un petit mot sur la campagne publicitaire encourageant le vélo sous toutes ses formes à Londres,  plutôt réussie d’après moi, exemples ci-dessous.

Les systèmes de vélo-partage ont largement encouragé l’utilisation de vélos personnels dont les ventes sont en plein essor à Paris et à Londres et où les boutiques branchées fleurissent en la matière. Inaugurée juste avant les JO de Londres,  qui sait si peut-être un jour la voie verte reliant Paris et Londres deviendra  le moyen de transport idéal entre les deux villes?

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Oui c’est une question que je me pose depuis un certain moment déjà. Chaque culture a sa spécificité en la matière et je dois dire que les pays latins doivent forcément mieux savoir s’en servir, vu qu’ils s’en servent souvent. C’est comme de croire qu’on est une séductrice ou un séducteur confirmé(e) parce que la liste de nos conquêtes est longue. Reste à savoir qui se souviendra de vous, ça, l’histoire ne le dit pas. Enfin remarquez que nous avons beaucoup plus de finesse dans la séduction qu’au volant, mis à part peut-être pour quelques pilotes de course, bien que cela puisse plaire d’être capable de maîtriser une à plusieurs tonnes d’acier du bout des doigts. Comme dans le règne animal, cela procure un sentiment de sécurité, celui-là même qui est recherché le plus souvent par la femelle scrutant le mâle capable de protéger sa progéniture. Pourtant, dans un véhicule, la protection est assurée en majeure partie par la structure même de ce dernier, bien que la prudence et la maîtrise du conducteur soient déterminantes dans le risque d’accident. Je voudrais arrêter là toute analogie entre l’utilisation de son avertisseur sonore avec celle de son sexe, surtout vu la rugosité déplacée du titre. Néanmoins, difficilie de rejeter l’hypothèse que l’utilisation de ce pouvoir externe doit logiquement être plus élevée par ceux qui sont munis d’un organe sexuel… externe justement. Vous avez dit lapalissade?

Quelle joie (pour certains) de faire entendre à la terre entière (si seulement!) son mécontentement et de laisser s’échapper un peu de frustration dans un tintamarre joyeusement débile. L’interculturalité se situe d’ailleurs davantage à ce niveau, car à l’instar de ses conquêtes, l’important n’est pas de prouver qu’on en a beaucoup, mais de le prétendre. En Suède où le taux de divorce est le plus élevé de l’Union Européenne, nous savons, ou nous nous doutons bien, que comme par enchantement les bruits de klaxon sont quasiment absent de l’univers sonore. A Casablanca en revanche c’est un vrai fléau, à tel point que l’association Casablaklaxoon a été créée pour tenter d’enrayer le phénomène. Bref donc, dans certains pays on a moins besoin de montrer combien de conquêtes on a eues, pis, parfois faut-il s’en cacher!

Dans certains pays comme la France, il est plutôt bien vu de montrer qu’on est capable d’avoir plusieurs amants ou maîtresses, cela est même presque accepté par la morale.  Ça doit être ça d’ailleurs la classe française: être prétentieux dans sa répugnance. Alors pourquoi verbaliserait-on un Klax-con? J’ose rappeler que c’est interdit en zone urbaine. L’interdiction étant aussi une chose mieux respectée par nos cousins germano-nordiques, cela expliquant aussi partiellement la différence. Mais bon il faut bien savoir se faire entendre lorsque nous sommes enfermés dans notre carcan de métal, c’est le seul moyen de communiquer avec les autres qu’il nous reste. A part le téléphone, mais là on sait que c’est interdit à la différence du klax-con, et puis on ne possède généralement pas le numéro de la personne que l’on veut klax-conner. Et oui, notre envie millénaire de communiquer avec l’autre est sacrément mise à mal quand il ne nous reste que le cri strident de notre monstre métallique. A ce titre, il y a plusieurs cris, les longs et les courts, ces derniers plus souvent utilisés dans la répétition. Samuel Morse n’a qu’à bien se tenir. Il y a toute une typologie d’intermittences, mais dans certaines agglomérations comme Paris, j’avoue que je ne sais pas toujours faire la différence au premier coup d’oreille entre un mariage et un automobiliste impatient qui ne s’est jamais arrêté au bord de la route pour déposer quelqu’un et qui n’a jamais été distrait au passage du vert, oui parfois je ne vois pas la différence avec cet automobiliste si irréprochable qu’il peut polluer l’univers sonore à 100 mètres à la ronde. Combien de dizaines et dizaines de personnes vont en être victimes? Attendez… Oui victimes, car dans la séduction des klax-conneurs, le jeu comprend un gagnant et un perdant. Pas de relation gagnant-gagnant, toujours un dominé et un dominateur.

Densité moyenne Paris 21000 hab/ km²
Portée moyenne Klax-con 60 mètres
Nombres résidents-victimes potentiels 113
Nombres passants potentiels selon quartier

Cela tombe bien alors de pouvoir faire chier autant de monde avec son klax-con si l’on croit qu’il en va de même dans les rapports de couple. On se rend vite compte de la capacité que cela a à renforcer notre sex-appeal. Ne vous êtes vous jamais rué(e) sur un conducteur ou une conductrice en train de klax-conner? Dommage car il aurait tellement besoin de ça! Et je ne parle pas de votre main dans sa figure. Dommage aussi car lorsque le dialogue est ouvert par des klax-cons la discussion qui s’en suit est rarement dénuée d’agressivité. Dommage car entre deux passants qui se bousculent, un pardon courtois génère le plus souvent une situation gagnant-gagnant.

Pour terminer parlons de l’univers sonore que le klax-con génère en ville à l’adresse d’une oreille musicale. C’est une autre source d’inspiration que des instruments classiques. On pourrait se poser la question de savoir quelle est l’influence de l’univers sonore urbain sur notre création artistique, notamment musicale. Les artistes doivent probablement avoir chacun des éléments de réponse différents. mais d’après certaines recherches, il se trouve que dans la créativité, nous aurions besoin d’alternance de calme et de bruit, ou de blanc et de multicolore, etc pour les autres sens. Donc néfaste n’est pas le klaxon face à la création artistique, tant que l’on passe la moitié de son temps en Suède.
D’ailleurs, d’après une étude de l’université de Pennsylvanie portant sur la période 1960-2007, la Suède est le pays qui a produit le plus de hits musicaux dans le monde.

Et si nous nous mettions à chanter?

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Les gens (je ne suis pas fan de l’expression « les gens ») sont sales. Ils ne peuvent pas prendre un peu soin d’eux? Pour les autres au moins! Mince je viens de tacher ma chemise, vite je la mets au sale car elle n’est plus portable. J’en enfile une autre. Ah ça va mieux! Je remettrai l’autre quand elle sera propre parce que maintenant elle est sale vu qu’elle est tachée. Une simple tache qui fait qu’une odeur presque nauséabonde en emplit la pièce. Une tache qui dit au monde que je suis quelqu’un de sale, la même que l’on trouverait mignonne sur un enfant qui viens de gribouiller ses vêtements, de se rouler dans l’herbe ou encore de s’essuyer les mains pleines de chocolat. C’est mignon non? Mais on ne peut pas le laisser partir comme ça à l’école, que va-t-on penser de moi? C’est mignon mais je garde ça pour moi, je change vite mon enfant, mets ses affaires au sale une fois de plus et lui remets d’autres vêtements, propres cette fois-ci. Propres et pleins de lessive qui sent bon. Sentir bon, c’est sentir le propre, c’est bien connu. Pourtant le propre ne sent pas, mais le sale oui. Un peu de parfum fera donc tout aussi bien l’affaire. Mais que dit-on de moi lorsque j’emmène mon enfant à l’école, sachant que le trajet domicile-école  moyen est de moins d’un kilomètre? On ne me dit rien, enfin pas en tout cas que je suis sale, sauf si ma voiture l’est. Tiens faudra que je pense à aller la laver d’ailleurs. Une voiture sale pollue plus, c’est aussi un fait reconnu. Surtout si c’est un vieux diesel et que l’arrière est noirci par la suie. Si cela ne se voit pas alors c’est bon. Avoir une voiture propre c’est être propre. Oui, Être. Me vient alors la question de savoir si ne pas se servir de sa voiture sale est propre ou sale. Afin de m’en convaincre, je formulerais l’hypothèse suivante:

sale propre
voiture à l’arrêt pollue? non non
voiture en marche pollue? oui non

Nous réussirions là une égalité mathématique avec deux variables sale/propre s’avérant pourtant au départ opposées et qui s’annuleraient par rapport au facteur pollution. Une autre égalité non moins étonnante apparaît également, celle qu’une voiture propre, donc dont la carrosserie est propre, ne pollue ni en marche ni à l’arrêt. Mais déjà je joue avec les statistiques, car c’est justement l’hypothèse plus haut, mise en évidence horizontalement, comme étant identique à la voiture sale. Ne la jouons donc pas également verticalement, c’est un peu comme si je me répétais, mais à l’insu des autres, ce qui constitue une définition de la manipulation, observe-je.

Je poursuis, mais j’espère que vous me suivez plus que vous ne me poursuivez. Vu que soit une voiture est sale, soit une voiture est propre, on peut donc en conclure, toujours d’après notre hypothèse, que toutes les voitures à l’arrêt sont propres, et « là on parle » comme disent les anglophones. Pour l’instant ça tient à peu près debout. Pourtant si je tente la réciproque, d’après le tableau ci-dessus, je suis coincé. « Si toutes les voitures à l’arrêt sont propres, alors toutes les voitures en marche sont sales ». Dans ce cas ça ne va pas car je devrais modifier mon tableau. Alors je vais devoir formuler une nouvelle hypothèse:

sale propre
voiture à l’arrêt pollue? non non
voiture en marche pollue? oui oui

Beaucoup plus dichotomique et donc moins intéressant de prime abord, c’est sûr qu’avec mon niveau rudimentaire, et je suis prétentieux, de mathématiques, soit c’est blanc, soit c’est noir. Mais bon quand on voit ce qu’une suite de 0 et de 1 peut donner… Comme une belle photo par exemple, ou encore un film, ou bien du texte (oui quand même, je vais pas me gêner), on se dit que tout est possible. Alors procédons, car il y a encore un problème de taille dans notre hypothèse, qui est la variable « pollue? ». Cette dernière, et nous l’avons peut-être déjà évoqué en filigrane, n’étant pas neutre dans le problème. Si nous décidions de dire que polluer est sale, ben oui c’est vrai, hier encore je me plaignais qu’il y avait de plus en plus de gaz à effet de serre dû à la circulation automobile? Les gaz à effet de serre, on ne va pas dire que c’est propre, ça ne se fait pas, c’est comme d’avoir une tache sur sa chemise. La dichotomie sale/propre glisserait alors sur une variable environnementale plutôt que sur une variable strictement d’ordre physique, comprenez d’apparence.

Je glisse, je glisse, effectivement. Et j’espère que vous n’êtes pas déjà tombés. Nous y sommes presque, voilà le cœur du sujet.

Pollue? Carrosserie Sale?
voiture à l’arrêt propre non non
voiture à l’arrêt sale non oui
voiture en marche propre oui non
voiture en marche sale oui oui

Pourtant si l’on considère que polluer est sale, on ne devrait pas trouver propre une voiture propre en marche, ni considérer sale une voiture sale à l’arrêt. Qu’est-ce qui est sale? On est obligé de se poser la question pour pouvoir hiérarchiser le besoin. Qu’est ce qui est le plus important pour moi? Respirer un air sain, qui permette par exemple de faire pousser des aliments sains et de me nourrir sainement? Ou bien est-ce la perception que les autres peuvent se faire au travers de mon apparence, à première vue sale ou propre? Pouvons-nous énoncer que laver sa voiture est sale? Ce qui était l’idée qui m’a poussé à écrire ce post.

D’après notre ami, ou pas, il paraîtrait que les besoins physionomiques sont plus importants que les besoins d’appartenance ou d’estime de soi, qui restent, et j’y tiens des besoins, selon lui. Maslow est un type bien, surtout dans le système éducatif français ou même dans le système finlandais récemment cité en exemple. On peut oser une critique de sa théorie pyramidale (point 3 et 3.2 page 12), et comme on le dit très justement Stéphane Haefliger, voire se poser le problème de conscience du besoin. Qui fait remonter un besoin à notre conscience? Moi je sais mais ça ne résout pas le problème, c’est notre conscience même.

Si la conscience est connectée à l’inconscient et au subconscient, alors à nous de l’entraîner pour faciliter l’échange d’information, surtout que notre conscience ne prend pas beaucoup de place dans notre cerveau. On l’estime à 10% seulement. Alors petit entraînement: je préfère respirer ou avoir une voiture propre? Ok peut-être une voiture propre parce que je respire inconsciemment. Zut, raté! Deuxième essai: je préfère respirer un air pur ou avoir une voiture propre? C’est consciemment que l’on se rend compte que l’air est impur? Non pas toujours, vu que des maladies se développent à notre insu, si nous en étions conscient, nous ne serions pas malade. Encore raté. Je préfère respirer un air ne détériorant pas ma santé ou avoir une voiture propre? Toujours pas, j’aime fumer des cigarettes, donc cela ne me pose pas de problème de respirer des fumées. Bon alors je suis perdu là. Faut faire du sport et ça ira mieux, je préfère méditer là-dessus. Oui je préfère méditer quoi. Un peu de sport sauve les apparences, un peu de méditation peut sauver beaucoup plus, comme de savoir réellement distinguer ce qui est propre de ce qui est sale par exemple.