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Oui c’est une question que je me pose depuis un certain moment déjà. Chaque culture a sa spécificité en la matière et je dois dire que les pays latins doivent forcément mieux savoir s’en servir, vu qu’ils s’en servent souvent. C’est comme de croire qu’on est une séductrice ou un séducteur confirmé(e) parce que la liste de nos conquêtes est longue. Reste à savoir qui se souviendra de vous, ça, l’histoire ne le dit pas. Enfin remarquez que nous avons beaucoup plus de finesse dans la séduction qu’au volant, mis à part peut-être pour quelques pilotes de course, bien que cela puisse plaire d’être capable de maîtriser une à plusieurs tonnes d’acier du bout des doigts. Comme dans le règne animal, cela procure un sentiment de sécurité, celui-là même qui est recherché le plus souvent par la femelle scrutant le mâle capable de protéger sa progéniture. Pourtant, dans un véhicule, la protection est assurée en majeure partie par la structure même de ce dernier, bien que la prudence et la maîtrise du conducteur soient déterminantes dans le risque d’accident. Je voudrais arrêter là toute analogie entre l’utilisation de son avertisseur sonore avec celle de son sexe, surtout vu la rugosité déplacée du titre. Néanmoins, difficilie de rejeter l’hypothèse que l’utilisation de ce pouvoir externe doit logiquement être plus élevée par ceux qui sont munis d’un organe sexuel… externe justement. Vous avez dit lapalissade?

Quelle joie (pour certains) de faire entendre à la terre entière (si seulement!) son mécontentement et de laisser s’échapper un peu de frustration dans un tintamarre joyeusement débile. L’interculturalité se situe d’ailleurs davantage à ce niveau, car à l’instar de ses conquêtes, l’important n’est pas de prouver qu’on en a beaucoup, mais de le prétendre. En Suède où le taux de divorce est le plus élevé de l’Union Européenne, nous savons, ou nous nous doutons bien, que comme par enchantement les bruits de klaxon sont quasiment absent de l’univers sonore. A Casablanca en revanche c’est un vrai fléau, à tel point que l’association Casablaklaxoon a été créée pour tenter d’enrayer le phénomène. Bref donc, dans certains pays on a moins besoin de montrer combien de conquêtes on a eues, pis, parfois faut-il s’en cacher!

Dans certains pays comme la France, il est plutôt bien vu de montrer qu’on est capable d’avoir plusieurs amants ou maîtresses, cela est même presque accepté par la morale.  Ça doit être ça d’ailleurs la classe française: être prétentieux dans sa répugnance. Alors pourquoi verbaliserait-on un Klax-con? J’ose rappeler que c’est interdit en zone urbaine. L’interdiction étant aussi une chose mieux respectée par nos cousins germano-nordiques, cela expliquant aussi partiellement la différence. Mais bon il faut bien savoir se faire entendre lorsque nous sommes enfermés dans notre carcan de métal, c’est le seul moyen de communiquer avec les autres qu’il nous reste. A part le téléphone, mais là on sait que c’est interdit à la différence du klax-con, et puis on ne possède généralement pas le numéro de la personne que l’on veut klax-conner. Et oui, notre envie millénaire de communiquer avec l’autre est sacrément mise à mal quand il ne nous reste que le cri strident de notre monstre métallique. A ce titre, il y a plusieurs cris, les longs et les courts, ces derniers plus souvent utilisés dans la répétition. Samuel Morse n’a qu’à bien se tenir. Il y a toute une typologie d’intermittences, mais dans certaines agglomérations comme Paris, j’avoue que je ne sais pas toujours faire la différence au premier coup d’oreille entre un mariage et un automobiliste impatient qui ne s’est jamais arrêté au bord de la route pour déposer quelqu’un et qui n’a jamais été distrait au passage du vert, oui parfois je ne vois pas la différence avec cet automobiliste si irréprochable qu’il peut polluer l’univers sonore à 100 mètres à la ronde. Combien de dizaines et dizaines de personnes vont en être victimes? Attendez… Oui victimes, car dans la séduction des klax-conneurs, le jeu comprend un gagnant et un perdant. Pas de relation gagnant-gagnant, toujours un dominé et un dominateur.

Densité moyenne Paris 21000 hab/ km²
Portée moyenne Klax-con 60 mètres
Nombres résidents-victimes potentiels 113
Nombres passants potentiels selon quartier

Cela tombe bien alors de pouvoir faire chier autant de monde avec son klax-con si l’on croit qu’il en va de même dans les rapports de couple. On se rend vite compte de la capacité que cela a à renforcer notre sex-appeal. Ne vous êtes vous jamais rué(e) sur un conducteur ou une conductrice en train de klax-conner? Dommage car il aurait tellement besoin de ça! Et je ne parle pas de votre main dans sa figure. Dommage aussi car lorsque le dialogue est ouvert par des klax-cons la discussion qui s’en suit est rarement dénuée d’agressivité. Dommage car entre deux passants qui se bousculent, un pardon courtois génère le plus souvent une situation gagnant-gagnant.

Pour terminer parlons de l’univers sonore que le klax-con génère en ville à l’adresse d’une oreille musicale. C’est une autre source d’inspiration que des instruments classiques. On pourrait se poser la question de savoir quelle est l’influence de l’univers sonore urbain sur notre création artistique, notamment musicale. Les artistes doivent probablement avoir chacun des éléments de réponse différents. mais d’après certaines recherches, il se trouve que dans la créativité, nous aurions besoin d’alternance de calme et de bruit, ou de blanc et de multicolore, etc pour les autres sens. Donc néfaste n’est pas le klaxon face à la création artistique, tant que l’on passe la moitié de son temps en Suède.
D’ailleurs, d’après une étude de l’université de Pennsylvanie portant sur la période 1960-2007, la Suède est le pays qui a produit le plus de hits musicaux dans le monde.

Et si nous nous mettions à chanter?

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Les gens (je ne suis pas fan de l’expression « les gens ») sont sales. Ils ne peuvent pas prendre un peu soin d’eux? Pour les autres au moins! Mince je viens de tacher ma chemise, vite je la mets au sale car elle n’est plus portable. J’en enfile une autre. Ah ça va mieux! Je remettrai l’autre quand elle sera propre parce que maintenant elle est sale vu qu’elle est tachée. Une simple tache qui fait qu’une odeur presque nauséabonde en emplit la pièce. Une tache qui dit au monde que je suis quelqu’un de sale, la même que l’on trouverait mignonne sur un enfant qui viens de gribouiller ses vêtements, de se rouler dans l’herbe ou encore de s’essuyer les mains pleines de chocolat. C’est mignon non? Mais on ne peut pas le laisser partir comme ça à l’école, que va-t-on penser de moi? C’est mignon mais je garde ça pour moi, je change vite mon enfant, mets ses affaires au sale une fois de plus et lui remets d’autres vêtements, propres cette fois-ci. Propres et pleins de lessive qui sent bon. Sentir bon, c’est sentir le propre, c’est bien connu. Pourtant le propre ne sent pas, mais le sale oui. Un peu de parfum fera donc tout aussi bien l’affaire. Mais que dit-on de moi lorsque j’emmène mon enfant à l’école, sachant que le trajet domicile-école  moyen est de moins d’un kilomètre? On ne me dit rien, enfin pas en tout cas que je suis sale, sauf si ma voiture l’est. Tiens faudra que je pense à aller la laver d’ailleurs. Une voiture sale pollue plus, c’est aussi un fait reconnu. Surtout si c’est un vieux diesel et que l’arrière est noirci par la suie. Si cela ne se voit pas alors c’est bon. Avoir une voiture propre c’est être propre. Oui, Être. Me vient alors la question de savoir si ne pas se servir de sa voiture sale est propre ou sale. Afin de m’en convaincre, je formulerais l’hypothèse suivante:

sale propre
voiture à l’arrêt pollue? non non
voiture en marche pollue? oui non

Nous réussirions là une égalité mathématique avec deux variables sale/propre s’avérant pourtant au départ opposées et qui s’annuleraient par rapport au facteur pollution. Une autre égalité non moins étonnante apparaît également, celle qu’une voiture propre, donc dont la carrosserie est propre, ne pollue ni en marche ni à l’arrêt. Mais déjà je joue avec les statistiques, car c’est justement l’hypothèse plus haut, mise en évidence horizontalement, comme étant identique à la voiture sale. Ne la jouons donc pas également verticalement, c’est un peu comme si je me répétais, mais à l’insu des autres, ce qui constitue une définition de la manipulation, observe-je.

Je poursuis, mais j’espère que vous me suivez plus que vous ne me poursuivez. Vu que soit une voiture est sale, soit une voiture est propre, on peut donc en conclure, toujours d’après notre hypothèse, que toutes les voitures à l’arrêt sont propres, et « là on parle » comme disent les anglophones. Pour l’instant ça tient à peu près debout. Pourtant si je tente la réciproque, d’après le tableau ci-dessus, je suis coincé. « Si toutes les voitures à l’arrêt sont propres, alors toutes les voitures en marche sont sales ». Dans ce cas ça ne va pas car je devrais modifier mon tableau. Alors je vais devoir formuler une nouvelle hypothèse:

sale propre
voiture à l’arrêt pollue? non non
voiture en marche pollue? oui oui

Beaucoup plus dichotomique et donc moins intéressant de prime abord, c’est sûr qu’avec mon niveau rudimentaire, et je suis prétentieux, de mathématiques, soit c’est blanc, soit c’est noir. Mais bon quand on voit ce qu’une suite de 0 et de 1 peut donner… Comme une belle photo par exemple, ou encore un film, ou bien du texte (oui quand même, je vais pas me gêner), on se dit que tout est possible. Alors procédons, car il y a encore un problème de taille dans notre hypothèse, qui est la variable « pollue? ». Cette dernière, et nous l’avons peut-être déjà évoqué en filigrane, n’étant pas neutre dans le problème. Si nous décidions de dire que polluer est sale, ben oui c’est vrai, hier encore je me plaignais qu’il y avait de plus en plus de gaz à effet de serre dû à la circulation automobile? Les gaz à effet de serre, on ne va pas dire que c’est propre, ça ne se fait pas, c’est comme d’avoir une tache sur sa chemise. La dichotomie sale/propre glisserait alors sur une variable environnementale plutôt que sur une variable strictement d’ordre physique, comprenez d’apparence.

Je glisse, je glisse, effectivement. Et j’espère que vous n’êtes pas déjà tombés. Nous y sommes presque, voilà le cœur du sujet.

Pollue? Carrosserie Sale?
voiture à l’arrêt propre non non
voiture à l’arrêt sale non oui
voiture en marche propre oui non
voiture en marche sale oui oui

Pourtant si l’on considère que polluer est sale, on ne devrait pas trouver propre une voiture propre en marche, ni considérer sale une voiture sale à l’arrêt. Qu’est-ce qui est sale? On est obligé de se poser la question pour pouvoir hiérarchiser le besoin. Qu’est ce qui est le plus important pour moi? Respirer un air sain, qui permette par exemple de faire pousser des aliments sains et de me nourrir sainement? Ou bien est-ce la perception que les autres peuvent se faire au travers de mon apparence, à première vue sale ou propre? Pouvons-nous énoncer que laver sa voiture est sale? Ce qui était l’idée qui m’a poussé à écrire ce post.

D’après notre ami, ou pas, il paraîtrait que les besoins physionomiques sont plus importants que les besoins d’appartenance ou d’estime de soi, qui restent, et j’y tiens des besoins, selon lui. Maslow est un type bien, surtout dans le système éducatif français ou même dans le système finlandais récemment cité en exemple. On peut oser une critique de sa théorie pyramidale (point 3 et 3.2 page 12), et comme on le dit très justement Stéphane Haefliger, voire se poser le problème de conscience du besoin. Qui fait remonter un besoin à notre conscience? Moi je sais mais ça ne résout pas le problème, c’est notre conscience même.

Si la conscience est connectée à l’inconscient et au subconscient, alors à nous de l’entraîner pour faciliter l’échange d’information, surtout que notre conscience ne prend pas beaucoup de place dans notre cerveau. On l’estime à 10% seulement. Alors petit entraînement: je préfère respirer ou avoir une voiture propre? Ok peut-être une voiture propre parce que je respire inconsciemment. Zut, raté! Deuxième essai: je préfère respirer un air pur ou avoir une voiture propre? C’est consciemment que l’on se rend compte que l’air est impur? Non pas toujours, vu que des maladies se développent à notre insu, si nous en étions conscient, nous ne serions pas malade. Encore raté. Je préfère respirer un air ne détériorant pas ma santé ou avoir une voiture propre? Toujours pas, j’aime fumer des cigarettes, donc cela ne me pose pas de problème de respirer des fumées. Bon alors je suis perdu là. Faut faire du sport et ça ira mieux, je préfère méditer là-dessus. Oui je préfère méditer quoi. Un peu de sport sauve les apparences, un peu de méditation peut sauver beaucoup plus, comme de savoir réellement distinguer ce qui est propre de ce qui est sale par exemple.

En réalité photo prise près de la Tamise

Il y avait un moment que je voulais poster à propos de la plastification de notre environnement. La plastique est en effet si importante dans notre société du paraître, qu’il n’est pas étonnant d’en trouver aujourd’hui à peu près partout. Notre besoin d’esthétisme se passe d’ailleurs bien de savoir ce qu’il engendre en terme de rejets toxiques dans l’environnement. Pour une entrée en matière, plastique donc, je me disais qu’on pouvait également parler d’art, plastique aussi, mais finalement le côté superficiel du paraître, certes en partie engendré par l’art lui-même, envahit de manière beaucoup plus insidieuse notre environnement.

Après avoir vu Plastic Planet du cocasse Werner Boote l’année dernière, je croyais qu’on m’avait déjà annoncé le pire. Mais comme beaucoup de phénomènes liés à la pollution, le pire reste probablement à venir. Aujourd »hui le phénomène que je nommerai donc ici « d’Océan Plastification » commence à être connu, les associations et une partie de la blogosphère en parlent. Merci Werner et les autres d’y avoir contribué avec leur documentaire. On y voit donc ces milliards de particules de plastique qui sont présentes dans pratiquement chaque goutte d’eau de la planète. Les dégâts sur la chaîne alimentaire sont désastreux, surtout si l’on se situe en son sommet, comme le thon, le dauphin ou le requin. Heureusement que nous humains n’en mangeons pas et que nous ne sommes pas en haut de la chaîne alimentaire. Pour savoir si vous avez déjà mangé du dauphin, je vous invite à regarder The Cove, un documentaire initié par le dresseur (repenti) de Flipper le dauphin himself. Enfin bref, presque chaque poisson ingurgite du plastique sous une forme ou une autre, à chacun de ses repas. C’est insidieux car nous ne le voyons pas, ne le sentons pas. Ce serait plus simple si nous pouvions d’emblée savoir en le disséquant, comme sur ces magnifiques photographies d’albatros vivant, ou plutôt mourant, sur les îles Midway en plein milieu de l’Océan Plastifique. Et le photographe Chris Jordan de préciser que les cadavres n’ont aucunement été déplacés, touchés ou arrangés.

Du coup on comprend assez rapidement l’impact du rejet de plastique dans NOTRE environnement sur notre santé. Sans compter que ces particules se portent également très bien dans l’air ou dans la terre. Commençons par faire attention à la quantité de plastique que nous achetons et évitons les sacs plastiques qui se déplacent au gré du vent. Mais pas facile culturellement du jour au lendemain. C’est vrai qu’en tant que commerçant, en France notamment, oui je sais je précise, car il y a d’autres pays blablabli blablabla comme l’Allemagne blablabli, ce n’est pas facile. Déjà il faut avoir une sensibilité environnementale, bon ok là ça va sûrement nous en retirer une grosse moitié des commerçants français. Ensuite être commerçant, ça implique de pas faire le radin, donc de toujours proposer un sac plastique. Et comme on le sait déjà tous, il est beaucoup plus difficile de dire non que oui dans les cas où l’on nous propose quelque chose. Oui oui, ça peut toujours servir, ne refusons pas! Donc le commerçant est soumis à un dilemne qui je le rappelle est un choix entre 2 mauvaises solutions. Je vous coupe les jambes ou les bras?